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La jeune épéiste du CARL réussit une belle 3ème place lors du tournoi épée individuel seniors de Décines le 9 avril dernier.

 

 

Qui es tu Marion CORTES ?

 

Je suis étudiante en alternance en licence pro conception mécanique et je travaille dans une société d’expertise acoustique et mécanique.

Depuis combien de temps pratiques tu l’escrime ?

 

J’ai découvert l’escrime en CM1. Ensuite je me suis lancée en club et je pratique maintenant depuis 10 ans. J’ai commencé par le fleuret pendant deux ans puis je suis passée à l’épée.

J’ai arrêté pendant 3 ans lorsque j’étais étudiante car il n’y avait pas de  club à proximité, notamment pendant mon année de Bachelor en Écosse.

« L’EPEE C’EST PLUS MALIN »

A quelle arme tires-tu et pourquoi ?

J’ai essayé les 3 armes. Je préfère l’épée car on peut toucher partout et être tactique. Il faut être précis. Lorsque je tirais au fleuret c’était bien mais l’idée d’avoir des règles attaque/parade/riposte me bloquait car j’aime bien la liberté ce que j’ai pu trouver dans l’épée. De plus l’épée c’est plus malin, il est possible de mettre des petites touches au pied et à la main (mes préférées).

Était-ce ton premier tournoi ?

J’ai commencé la compétition en 6ème au fleuret. Je ne sais plus combien de tournois j’ai fais ! Pareil pour les podiums je ne me souviens plus combien de fois je suis monté dessus. Les podiums c’était lors des compétitions amicales au niveau de la ligue du lyonnais. Je me souviens avoir été première une ou deux fois et plusieurs fois troisième. J’ai aussi fait des compétitions nationales mais c’était surtout pour participer et pour l’ambiance.

Quelle préparation as-tu faite pour le tournoi ?

[rires] Je n’en ai pas fais beaucoup en fait. Je mange sainement, correctement. J’essaye de bien dormir. Ce n’est pas facile car il y a du stress lors d’un tournoi même lorsque que c’est amical.

Lorsque nous sommes arrivés, l’organisation du tournoi avait une heure de retard. Avec Élodie, ma collègue du club, nous avons pris notre temps pour nous préparer. Nous avons ensuite été appelées seulement 5 minutes avant notre premier match. On a juste eu le temps de courir 200 mètres et en fait c’est notre premier match qui nous a servi d’échauffement (pas très conseillé). Au final on s’en est bien sorties, Élodie a fini 2ème de sa poule et moi 1ère.

Les conseils de ton maître d’armes ont-ils était utiles ?

 

[rires]. On ne savait pas s’il allait venir ou pas. Il est venu comme arbitre. Éric (le maître d’arme NDLR) nous a rappelé nos défauts que l’on connait.

 

Qu’as tu ressentis pendant le tournoi ? A quoi penses tu pendant les matchs ?

 

Je suis concentrée. Quelqu’un peut passer à côté je ne le remarque pas. La pression monte après les matchs de poule, je suis encore plus concentrée alors et d’autant plus quand la fin du match arrive.

 

« J’AI EU LA PEUR DE MA VIE »

 

Quels ont été les moments forts du tournoi ?

 

Le match pour aller en demi-finale. Je menais 13-8, l’adversaire est remontée à 13-12, puis à 14-14. Nous étions alors arrivées à la fin du temps règlementaire. L’arbitre a donc tiré au sort une tireuse qui avait l’avantage pour le dernier assaut, d’une durée d’une minute. Si personne n’arrive à mettre une touche, c’est alors la tireuse qui a l’avantage qui gagne. Je me suis dis que mon adversaire allait attaquer très fort car j’avais l’avantage. Il y a eu une touche double, puis le match a été arrêté, je ne sais plus pourquoi. L’arbitre a alors annoncé qu’il ne restait que 20 secondes. J’ai eu la peur de ma vie. A ce moment là on ne pense qu’à la touche. Et j’ai touché.

Le dernier match … a été fort aussi. Je suis tombé contre une adversaire de poule que j’avais battue 5-0. J’ai l’impression qu’elle a voulu se venger. J’ai perdu ce match, c’est elle qui était la plus forte.

 

Comment a réagi ta famille et ton club ?

 

Ma famille est contente. Au début mon père m’emmenait aux compétitions. Il m’accompagnait mentalement. Dans mon club on fait toujours un gouter après un tournoi pour marquer le coup. Mes collègues étaient contents aussi. Le maître d’armes s’occupe de nous. Il nous soutient mais ne nous met pas la pression. Je fais de l’escrime en loisir pour passer du bon temps, penser à autre chose, pas pour me faire disputer. Ce que j’aime bien au CARL, c’est que c’est un club amical et familial.

 

Témoignage recueilli par Pierre AUZET épéiste de la Compagnie d’armes

 

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