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Article MANCHON Alexis

“C’est sous un joli soleil et devant un public charmé, que notre section d’escrime de spectacle a participé pour la 3e année consécutive, aux fêtes renaissance du vieux Lyon, ce 16 avril 2011.

La journée a commencée place Bellecours, par le traditionnel défilé historique.
C’est l’occasion pour tous les participants de se regrouper et de se faire entendre, grâce notamment aux tambours et trompettes des lanceurs de drapeaux venus tout droit d’Italie,  mais aussi grâce aux tires des arquebuses et autres armes à poudre de même genre.
Ce joyeux mélange ne passe pas vraiment inaperçu, et un public étonné et admiratif ne tarde pas à se mélanger aux différentes troupes présentes.
Cela devient vite une séance photo géante, durant laquelle chacun souhaite avoir un souvenir en compagnie d’une belle dame, ou à proximité d’un soldat en arme.

Notre prestation n’a réellement démarrée qu’à 14h, avec un planning ficelé : 3 places, 3 animations d’une 20aine de minutes, et une participation active dans le spectacle de clôture de la journée. Nous avons enchaîné les animations avec entrain et humour, en permettant à chacun de nous, confirmé comme débutant, de monter sur scène et de récolter les applaudissements mérités du public.

En fin de journée, les avis ont été unanimes, nous avons trouvé un grand plaisir durant cet après-midi, et les plus fin connaisseurs auront noté une complicité grandissante entre nous, qui s’est ressentie au travers de nos prestations.

Vivement la prochaine !”

Article BOUTILLIER Nathalie

“Les Fêtes Renaissance de Lyon…cela commence par changer d’époque, changer de vêtements. Je troque mon jean pour un pantalon de lin, une chemise à manches bouffantes et un corset 17ème dans lequel, croyez le ou non, je finirai par me battre à la rapière.

Ce n’est plus qu’une histoire de finissions. Enfilant mes cuissardes « mousquetaires » pour ainsi dire, nouant mon baudrier à la ceinture, une bourse au coté, ma dague dans son fourreau et l’épée au coté ; me voici, moi une femme sur le point de franchir la grande porte de bois qui me sépare du 17ème siècle.

Chapeaux à plumes et fières allures, voilà les termes qui décrivent à la perfection l’ambiance et les silhouettes que je croise dans les rues de Saint Jean.

« S’il vous plaît m’dame, un autographe », je me retourne et vois avec fierté et amusement une de mes camarades qui se prête au jeu, perdue dans une ronde de jeunes bambins que je vois sautiller d’un escrimeur à un autre, elle s’applique à signer sous le pseudonyme de « Dame Aurélie » ou quelque chose dans ce goût là.

On nous fait signe, il faut entrer en scène, est-ce à dire que je vais me battre devant une foule de personnes sur le parvis Saint Jean ou à proximité de la Place du Change ? Oui, il semblerait, et c’est ainsi que la journée se composa.

Chacun, l’un après l’autre, s’escrime au combat et à la joute verbale. Je suis dans un autre monde, dans un autre temps, mes yeux s’

émerveillent comme un enfant alors que je fais moi-même partie du spectacle. Depuis ma tendre enfance je m’imaginais l’héroïne d’une roman de capes et d’épées, ou celle d’un film fantastique, et me voici aujourd’hui dans ce tourbillon d’excitation, je ne rêve pas. Je vis réellement un combat dans lequel je suis l’une des escrimeuses.

Au son des tambours, et des canons, accompagnée des lancés de drapeaux et entourée de robes Renaissances, je me souviendrais de ce jour ou je défendais la cours Florentine et entendre derrière moi une petite voix enfantine souffler : « Dis maman c’est la Madame qui va gagner hein ! ? » …”